Sécurité d’intervention
Au-delà d'un certain vent, nous ne montons pas
Au Havre, la météo n'est pas un aléa marginal : c'est un paramètre d'exploitation. Un client qui exige un passage à date fixe quel que soit le temps demande, sans toujours le savoir, qu'on prenne un risque à sa place.
Les seuils que nous appliquons
Ces valeurs déclenchent la suspension d'une intervention en hauteur ou en extérieur. Elles sont connues des agents et de l'encadrement, et affichées dans nos véhicules.
- Vent50 km/h en rafale
Au-delà, aucune intervention en nacelle ni sur toiture. Entre 40 et 50 km/h, l'encadrant décide sur place, façade par façade : une façade ouest exposée au large ne se traite pas dans les mêmes conditions qu'une cour intérieure abritée.
Report du créneau, et bascule sur les vitrages accessibles depuis l'intérieur ou depuis le sol à la perche carbone.
- PrécipitationsPluie continue
La vitrerie extérieure n'est pas réalisée sous pluie continue : le résultat ne tient pas, et les plateformes deviennent glissantes. Une averse passagère ne suspend pas une intervention en cours.
Décalage dans la semaine, intérieurs et encadrements traités le jour prévu pour ne pas perdre le passage.
- Gel0 °C au sol
Pas de lavage extérieur ni de travail sur plateforme quand le sol est gelé : l'eau projetée crée une surface glissante pour tout le monde, pas seulement pour nos agents.
Report, et traitement des halls, sas et entrées, qui sont de toute façon les plus sollicités par temps froid.
Ces seuils sont ceux que Portland applique. Quand le site utilisateur en fixe de plus stricts, ce sont les siens qui s'appliquent : c'est toujours le seuil le plus contraignant des deux qui vaut.
Pourquoi la façade compte autant que le chiffre
Un relevé de vent est une donnée de station, pas une donnée de façade. Sur le front de mer, à Sainte-Adresse ou sur les tours du centre, une façade ouest exposée au large subit des rafales bien supérieures à la valeur mesurée à quelques centaines de mètres, tandis qu'une cour intérieure d'îlot de la reconstruction reste praticable par le même vent.
C'est pourquoi la zone comprise entre 40 et 50 km/h de rafale n'est pas traitée par une règle automatique mais par une décision d'encadrant, prise sur place, façade par façade. Au-delà de 50, il n'y a plus de décision à prendre : aucune nacelle ne sort et personne ne monte sur une toiture.
Le vent n'agit pas seulement sur la stabilité de la plateforme. Il transforme un outil, une raclette ou un seau en projectile pour les personnes situées en dessous, et c'est le plus souvent ce risque-là, et non celui de la chute de l'agent, qui commande l'arrêt.
Qui décide, et ce que la décision engage
- L'encadrant sur placeIl décide de l'arrêt, seul, et n'a pas à le justifier commercialement. C'est la seule décision de notre organisation qui ne remonte à personne avant d'être appliquée.
- L'agentIl peut interrompre son intervention sans autorisation préalable s'il estime les conditions dégradées. Aucune explication ne lui est demandée après coup, et aucun report ne lui est imputé.
- Le site utilisateurQuand il applique des seuils plus stricts que les nôtres, ce sont les siens qui valent. C'est toujours le seuil le plus contraignant des deux qui s'applique.
- Le clientIl est informé le matin même, avec la façade concernée, la valeur relevée et la date de report proposée. Il ne décide pas de l'arrêt, et nous ne lui présentons pas la décision comme négociable.
Ce que nous faisons du créneau perdu
Une intervention reportée n'est pas une journée perdue pour vous. L'équipe est déjà sur site : elle bascule sur ce qui est réalisable en sécurité, c'est-à-dire les vitrages intérieurs, les cloisons, les encadrements, les sas et les halls — précisément les surfaces les plus sollicitées par temps venteux.
La façade extérieure, elle, est reprise à l'intérieur du cycle en cours, jamais reportée au cycle suivant. Sur un patrimoine à plusieurs bâtiments, nous décalons l'ordre des façades plutôt que la date : on traite les façades abritées le jour de vent, les façades exposées le premier jour calme.
Un report pour raison de sécurité n'est jamais refacturé
Prestations concernées
Questions
50 km/h en rafale : au-delà, aucune nacelle ne sort et personne ne monte sur une toiture. Entre 40 et 50, l'encadrant décide sur place et façade par façade, parce qu'une façade ouest exposée au large et une cour intérieure abritée ne se comportent pas de la même façon par le même vent.
Non. C'est la seule demande client que nous refusons sans contre-proposition sur le fond : nous proposons un report et une bascule sur les surfaces accessibles en sécurité, mais nous ne montons pas. La décision appartient à l'encadrant sur place et elle n'est pas négociable au téléphone.
Nous décidons la veille sur prévision et nous confirmons le matin sur observation, façade par façade. C'est aussi la raison pour laquelle nous annonçons une semaine d'intervention et non un jour précis pour la vitrerie extérieure : une date ferme sur ce type de prestation, au Havre, est une promesse que personne ne peut tenir.
Rappel
Parlons d’abord de votre site, pas de nos références.
Une visite conjointe d’une heure suffit à savoir si nous pouvons intervenir chez vous, dans quelles conditions et à quel rythme. Elle est sans engagement.
